L’argent a enfin fait le bonheur d’un pauvre il y a trois jours. Dans la matinale de Virgin Radio, un auditeur a piégé sa copine qui l’a quittée en lui faisant croire qu’il avait gagné 2 millions d’euros.
Quelqu’un croira-t-il encore à l’amour après ça:
La bonne nouvelle, c’est qu’il y a au moins deux garçons débarrassés de cette dinde!
Aujourd’hui, Astrée Spycy Plume nous révèle un scoop terrible sur ce blog: Rachida Dati est un homme!
Sur le Kbis de sa société, un papier tout ce qu’il y a d’officiel, on apprend en effet que la société « La Bourdonnais Consultants » est enregistrée au nom de MONSIEUR Dati Rachida.
Une nouvelle terrible qui affectera certainement la carrière de la Maire du 7° arrondissement, boss de « La Bourdonnais Consultants », députée européenne et avocate, ah ben non, pas avocate.
Dans les épisodes précédents, Rachida, en disgrâce, s’emmerdait ferme à Strasbourg. Pour s’occuper et ne pas laisser en sommeil ses talents incroyables (elle est notamment quasiment plus qualifiée en droit que Jean Sarkozy lui-même!).
Coup de tonnerre: alors que Rachida allait, le coeur battant, se faire introniser ce mercredi, le barreau de Paris (sans doute à la loge des socialo-communistes) la renvoie dans les choux comme une vulgaire usurpatrice. Rachida ne prêtera pas serment.
En cause: un conflit d’intérêt entre ses mandats publics et ses activités privées. Rachida n’a pas le droit d’être avocate alors qu’elle a toujours sa société privée de conseil « la Bourdonnais consultants ». Un acharnement de ses détracteurs qui ont prévu, il y a des décennies, qu’elle se retrouverait dans cette situation.
Rachida Dati va donc prochainement liquider sa société et pourra enfin se livrer à son activité d’avocate. En même temps que son activité de députée européenne. En même temps que son activité de Maire du 7° arrondissement de Paris.
Autre recalé: Julien Dray (si, si, il voulait devenir avocat…)
Pour Elodie Lepont-Jubin, François Fillon est une « rockstar ». Mais hier, la star, c’était Elodie Lepont Jupin.
Capture d’écran TF1
Souvenez-vous, sur Twitter, Cédric Garoffé créé le buzz: l’auto-entrepreneuse qui doit interroger Nicolas Sarkozy posait tout sourire quelques mois plus tôt avec François Fillon qui la récompensait. L’info se retrouve sur LePost. 30.000 lectures, plus d e100 commentaires.
Elodie Lepont-Jupin a été contactée par Le Post. Elle déclare qu’elle n’est pas « fan » du Premier ministre qui l’avait flattée à Matignon.
Imaginez, vous n’avez rien demandé à personne, le Premier ministre vous invite pour vous féliciter pour votre entreprise puis la télévision vous invite à poser des questions au Président… C’est flatteur, grisant. Pourquoi refuser?
D’autant que le Président vous est sympathique et qu’il vous prend l’envie de lui dire.
Le problème, c’est qu’on vous invite en tant qu’auto-entrepreneuse et que vous ne l’êtes pas. En tout cas plus depuis le 27 novembre 2009. Il suffisait de consulter Infogreffe comme l’a proposé Alain Quiziteur en commentaire de l’article du Post. Et voilà:
Elodie Lepont-Jupin n’est pas une amie de François Fillon. Elle n’a seulement pas grand chose à redire sur l’action du Gouvernement. On l’a invitée, elle est venue. A Matignon. Sur le plateau de TF1. Elle a peut-être oublié de dire qu’on l’invitait pour un statut qu’elle n’a plus. Mais elle allait passer sur la Une et rencontrer Nicolas Sarkozy en vrai.
C’est à TF1 qu’on n’a pas bien travaillé. Dans le pire des scénarios on aurait peut-être voulu faire un excès de zèle. Des « vrais » Français très courtois, voire supporters, venus papoter aimablement de leurs petits soucis ou simplement témoigner leur sympathie pour le Président, un médiateur soumis, sans rôle de contradicteur. Ce serait sévère. La formule a rassemblé 8,6 millions de téléspectateurs (32% de parts de marché). On a même fait durer l’émission deux heures plutôt qu’une.
TF1 a réussi son coup. Reste à savoir c’est aussi un succès pour le Président. Au regard des commentaires sur Le Post, c’est loin d’être sûr.
TF1 n’est pas la meilleure chaîne d’Europe pour rien. Elle possède les meilleurs éléments. Mais la chaîne est je crois en pleine mutation. Et l’équation « garder le public historique et conquérir les nouveaux » n’est pas simple à résoudre. Cette émission a été préparée à la hâte. Elle n’a rien apporté au débat politique. Tout juste été un outil de communication. Il faut la retravailler, imaginer le rôle du médiateur nécessaire entre les « vrais » gens et un président à qui on a, cette fois, laissé les mains trop libres pour raconter un certain nombre d’âneries.
Les Français qui ont interrogé le Président hier soir ont été choisis dans les reportages de TF1. Et promis, pas par Nicolas Sarkozy. Pas si sûr.
Tout s’annonçait sans risque. On installe une terrasse sur un plateau de LCI et on sert un Pernaut à Nicolas Sarkozy face à des « vrais » Français (oui, parce qu’Alain Duhamel et Jean-Michel Aphatie ce sont des faux Français). Et triés sur le volet, les vrais Français avec des vrais morceaux de fruits! Un syndicaliste, un patron, une auto-entrepreneuse…
Ah, l’auto-entrepreneuse… un exemple de réussite de l’action du gouvernement! Mais aussi un petit entrepreneur avec plein de soucis qui ne manquera pas d’être piquant avec le Président.
Sauf que pas. Elle est même plus réjouie encore de l’action du Gouvernement que Jean-Pierre -réjoui- Pernaut.
FAIL !!!
Voici l’auto-entrepreneuse sur le plateau de TF1 hier soir…
…et la voici l’année dernière, déjà très réjouie d’être récompensée par François Fillon pour son projet d’auto-entreprise.
Alors, choisie au hasard ou « castée » pour rendre hommage au président?
C’est parti! On a disposé les tables de bistro en terrasse de l’ancien plateau news de LCI. Le tenancier du bistro « Un Pernaut sinon rien » se tient debout au milieu de la clientèle où l’on a assis le Président.
On s’accoude. On se plaint. Le Président rassure.
Pas un journaliste pour poser une question. Pas un mec (ou une nana) qui ait travaillé un peu un sujet. On devise de ce qu’on nous a dit à la tévé et sur ses petits (et gros) problèmes.
Un médiateur, le tenancier Pernaut, intervient: « Oui, mais on sait bien que ça ira mieux l’année prochaine », « grâce à l’action du gouvernement », « on prévoit beaucoup moins de destructions d’emploi », « Oui, bon, merci, monsieur le syndicaliste, maintenant, on va passer à M. Bils qui est P-D.G… »
« Laisse, Jean-Pierre. »
Le dialogue in extenso:
M. Le Mennec (salarié syndiqué chez un sous-traitant de Renault) : Les délocalisations, les salaires…
M. Pernaut: M. Le Mennec, M. Le Mennec… M. Le Mennec… M. Le MENNEC !!! On va laisser la parole à M. Bils, P-D.G, c’est important…
M. Sarkozy: Non, je voudrais répondre.
M. Pernaut: Ah? pardon.
M. Sarkozy rassure.
M. Pernaut: M. Bils, vous êtes P-D.G, quelle est votre question?
M. Bils: les banques ne pourraient-elles pas faire leur travail et nous prêter à nouveau…
M. Pernaut: …Pourtant, ça va mieux, hein!
M. Bils: …de l’argent?
Le Président annonce qu’on n’a pas donné d’argent aux banques, qu’on leur a prêté, que ça nous a rapporté des sous, même. Personne ne l’arrête. Pernaut ajoute que ça va mieux, que plein d’entreprises se créent.
Personne ne précise qu’une auto-entreprise qui ouvre, c’est un artisan, un commerçant ou un intermittent qui renonce à ses garanties sociales.
Le Midem, c’est bien sûr avant tout Nikos Aliagas qui remet les prix Universal/Nrj aux artistes Universal/Nrj qui ont bien voulu venir. Une soirée distinguée où les attachées de presse trouvent du champagne gratuit et où Mika se fait draguer par des « racailles » en coulisses.
C’est aussi, accessoirement, l’endroit où se précisent les futurs marchés de la musique et figurez-vous que ça grouille. Pas seulement au rayon shopping d’artistes. Frédéric Neff est parti s’intéresser, avec Bidibule, aux initiatives qui dessinent l’avenir de l’industrie musicale.
Ça donne « Un jour au Midem ». Et on risque même d’y apprendre comment réconcilier les artistes gentils avec les méchants pirates. Si.
« Il [un autre membre du commando] lui tire comme ça, une fois, à la volée, et ensuite encore ici ; une fois que c’est fait, moi je repasse derrière et je finis. » (Source: Rue89)
On clique ici: …et on continue.
Je finis.
Je l’achève. Ces mots sont ceux de « Gustavo ». Nous sommes le 20 septembre 1979, à Paris. Gustavo est allé au cinéma avec trois amis. Ensemble, ils ont vu « Goin South » avec Jack Nicholson. Le soir, à la télévision, la nouvelle tombe: On a assassiné le militant d’extrême gauche Pierre Goldman.
Les amis de Gustavo travaillent aux RG, à la DST, à la « section de direction » pour « casser du nègre » et traquer les gauchistes. Ils sont proches de l’extrême droite et oeuvrent au SAC, une police parallèle crée par les gaullistes, et que l’on dit au service du Président Giscard d’Estaing.
En sortant du cinéma, Gustavo et ses amis ont suivi Pierre Goldman, icône de Mai 68, braqueur, condamné à 12 ans de prison, puis à perpétuité mais finalement innocenté. Sur la place des Peupliers, à Paris dans le XIII° arrondissement, Gustavo et ses amis ont administré à Pierre Goldman, le frère du chanteur populaire, sa dernière condamnation. A mort.
Quatre balles. L’affaire Goldman n’avait jamais été élucidée. Jusqu’à l’enquête d’un journaliste, Michel Despratx, qui a retrouvé Gustavo. Il lui a confié avoir porté le coup de grâce ce 20 septembre 1979.
Pascal Riché m’a demandé de ne pas diffuser sa vidéo, qu’il définit comme privée. Vous la retrouverez sur le site de Rue 89, vers lequel je faisais déjà en lien en début d’article. Je ne partage pas l’idée de Pascal Riché souhaitant l’exclusivité de son contenu. Dans la mesure où l’on cite sa source, l’information doit, à mon sens, circuler. Dans la mesure où Pascal Riché est un homme que j’estime, je me plie toutefois à sa volonté.
Une enquête à retrouver vendredi 29 janvier, « Spécial investigation » sur Canal plus.