Le premier tour des élections régionales a été marqué par une forte abstention. La faute à qui? Les jeunes, ces petits êtres aux poils qui poussent qui se foutent tous de pas Valérie Pécresse ou Françoise Grossetête. Tous? Non!
Citoyens modèles (j’aurais pourtant pas misé trois kopecks) le crew du Velcrou lance un appel à la mobilisation dimanche.
En plus, c’est interactif. Ils aiment ça, les jeunes.
Presque aussi marrant que la candidate qui fait ses allocutions en peignoir.
Benoît Raphaël s’est barré du Post.fr… Un peu comme tout le monde, en même temps. Il a été le bienheureux enchanteur du web journalisme participatif (fraternité), le débaucheur de plus ou moins nouveaux plus ou moins formidables talents de Guy Birenbaum à votre serviteur (égalité, ou presque), mais aussi le limier de la naphtaline qui embaume les reliques inutiles comme dans la penderie de mémé mais je ne dirais pas de nom pour n’accabler aucun ancien présentateur du journal de la nuit de France 2 dans les années 90 (liberté).
Et puis je sais jamais où on met le trait d’union à Bruno-Roger-Petit.
Benoît, avec les 4 copains qui ont bien voulu participer même sans être certain d’avoir un cocktail gratuit pour ton pot de départ ce jeudi soir, nous t’adressons ceci:
On n’a jamais de problème de temps. Seulement d’organisation.
Une minute dans une soirée avec vos meilleurs amis ou dans les bras de l’amour de votre vie dure-t-elle le même temps qu’une minute d’attente à la Sécu? Quel est le temps de François Bayrou?
n
Combien de temps dure une minute Bayrou?
Réponse en regardant le Twitter du leader du Modem. Dernier twitt: « @ tous: je vais avoir besoin de quelques jours pour prendre personnellement en main les clefs de cet outil. Merci de vos messages. »
Oui, oui. Dernier twitt. « Quelques jours ». Et ça date du… 7 Novembre! Et attention, millésime 2008, s’il vous plait!
Faut-il pas être une sacrée buse handicapée de l’aile pour réussir à se péter la gueule en montant 8 marches? Oui, huit marches, je les ai comptées, c’est ce que comporte le perron de l’Elysée.
Et on n’a pas pu le louper cette semaine, la chanteuse-allumette Mylène Farmer a réussi à se péter un orteil et à battre de la jupe jusqu’à poser le flan sur les huit marches de la cour de la république.
A sa décharge, elle portait des talons. Et puis elles doivent plus être très droites, ces vieilles marches. Ah, et ces graviers, aussi, dans la cour, l’un d’eux a du s’incruster dans la chaussure. C’est sûr.
Ah et puis, la chanteuse rousse (rouge?) allait rencontrer Dimitri Medvedev…
Et ça, Amnesty International, ça leur a donné une idée de campagne:
Allez, c’est pour moi, ça me fait plaisir. Je n’aime pas Marion Cotillard, la comédienne de Taxi 2. Et d’un coup: lole. Top aux nichons:
Par jugement du 17 février 2010, la 17ème chambre du TGI de Paris a condamné 20 minutes, Pierre-Jean BOZO (directeur de la publication du journal) et Vincent Glad à verser un euro à Jean-Marc Morandini à titre de dommages et intérêts pour l’avoir publiquement diffamé dans un article mis en ligne le 4 août 2008.
Les propos incriminés: « A peine lancé, le nouveau site people de Jean-Marc Morandini fait déjà polémique. Des photos volées à des agences qui ont pignon sur rue, quelques lignes de textes en dessous, ScoopPeople.fr a présenté pendant quelques jours un profil peu glorieux. »
Jean-Marc Morandini s’est ainsi senti humilié, atteint dans sa dignité. Le TGI de Paris l’a donc confirmé: la dignité de Jean-Marc Morandini vaut 1€.
Journée de la femme, trois questions subsistent: Ariane Massenet servira-t-elle autant à rien que Michel Denisot ce soir? A quoi ça sert que tu ne fasses pas la vaisselle ce soir si c’est pour la reporter demain? Quand célèbre-t-on sa journée à Arlette Chabot?
Ah oui, et surtout: qui est le misogyne qui est allé inventer une « journée de la femme »? C’est moi ou ça sonne comme « la semaine de la batavia »? (le positif est de retour)
L’idée, c’était donc de se battre pour qu’au XXIe siècle, Valérie Pécresse soit ministre et Victoria Sylvstedt se fasse sentir l’entrejambe par un chien dans la Roue de la fortune.
Encore une victoire de Canard.
Et pour la journée de la femme, le meilleur hommage est encore celui de Mry.
Il y a deux ans et demi, le Monde Interactif lançait un site tout rose où l’internaute était invité à écrire aux côtés de la rédaction. Le chef: Benoît Raphaël, qui avait réchauffé le Dauphiné Libéré (et la PQR, c’est comme la daube, c’est meilleur réchauffé, avec un peu plus d’eau et d’épices).
L’idée: imaginer le journalisme d’après. Enfin, de maintenant. D’il y a deux ans et demi, quoi. Par-ti-ci-pa-tif. Conjuguer les vieilles recettes traditionnelles avec le sucré, l’acidité et parfois le rance qui vient des yeux et des viscères d’un peu tout le monde. Et ça se présente comme ceci: « l’information devient une expérience. » Une formule absconse peut-être mais qui pourrait, en bannière, faire passer le blog d’un étudiant de l’ESJ pour l’oeuvre d’un futur nouvel artisan de la révolution permanente de l’exercice de la profession.
Mais là, pas de pot pour l’étudiant de l’ESJ, c’est pris. L’info-expérience, ce sera le Post. Chacun devient l’expert de son quotidien qui peut parfois entrer en collision avec le monde. Pas de majuscules s’il vous plait.
Mais quelques capitales. Il ne faudrait pas que les experts du quotidien soient seulement les commentateurs du blog de Jean-Marc Morandini. Les Français font blog commun et il faut bien le fournir. Benoît Raphaël recrute une rédaction périphérique de quelques signatures. Guy Birenbaum (un homme au succès reconnu au moins par lui-même mais à la valeur sûre autant que les réseaux), William Réjault (le mot précis, l’engagement bien moins mesuré), Full HD Ready (le Saint-Bernard hi-tech que chasserait bien Christine Albanel)…
Pour « incarner » son « image », le Post investit aussi, avec « Reporters » (NT1) sur un jeune journaliste souhaité pertinent avec une pointe d’irrévérence et d’ironie qui imagine le premier journal vidéo quotidien avec un succès d’audience autant que d’estime. Vous avez reconnu les « Info du jour » de votre serviteur. Je n’en suis pas peu fier.
Las! le programme produit en externe coûte trop cher lorsque le Post se retrouve seul à le payer. Depuis un an, c’est 20 minutes qui fait incarner son image. Et joliment.
Depuis quelques mois, c’est Mme Michu qui parachève le portrait du Post. Benoît Raphaël s’éloigne, la rédaction s’efface pour laisser s’exprimer plus encore les « vrais gens ». Nouvelle formule, a-t-on lu.
Quand je suis en colère contre un train en retard, je ne me défoule plus sur la pauvre fille du guichet mais sur le Post. Et c’est ce qui passe en Une. Nous sommes nombreux. Nous sommes aussi nombreux à sourire à un chat qui fait le con avec une boîte. Nombreux à faire tourner la dernière vidéo de la présentatrice qui vomit ou de ce panda si meugnon. Nombreux à donner de l’espace de cerveau disponible à des marchands qui avancent avec le masque du « buzz ». Nombreux à regarder la télévision (que le Post rediffuse). Nombreux à pester contre les radars qui flashent à 2km/h de trop.
Le problème, c’est qu’on n’avait pas besoin du Post pour ça.
Le problème, c’est que ça ne fait pas le « journalisme de demain ». Ça ne fait même pas le journalisme, d’ailleurs.
C’est officiel depuis hier, Benoît Raphaël est parti. Suivi aussitôt de Guy Birenbaum. William Réjault s’est déjà barré depuis plusieurs semaines au Figaro…
Et demain? Demain, il faudra bien essayer de vendre les 3 millions de lecteurs et 1,6 millions de dettes du Post. Ce n’est pas certain qu’avec Bruno-Roger Petit en dernière vedette américaine ce soit chose aisée (Bruno-Roger Petit, c’est le monsieur qui faisait parfois le journal de la nuit sur France 2 dans les années 90, il était rebelle et très rigolo).
Alors aujourd’hui, je souhaite bonne route à Benoît, à Guy. Et beaucoup de courage à Alexandre Piquard qui se tape l’intérim. L’intérim vers quoi, au juste?