Voyage en absurdie
Ce n’est pas beau de jouer avec les personnes âgées.
Il faudra qu’on m’explique qui est allé bouleverser le grand Michel Sardou, interprète de titres majeurs de la variété française d’abord comme « Le temps béni des colonies« , « Je suis pour (la peine de mort)« , « J’habite en France« , « Les Ricains » ou « Vladimir Ilitch« .
Les dernières nouvelles artistiques de Michel datent du printemps 2007, où tout allait devenir possible:
Analyse: « Allons danser » reprend les instru de l’album « Ensemble » de Goldman, un titre d’ailleurs utilisé dans un précédent printemps, en 2002.
Les paroles en revanche, datent bien du début 2007, elles reprenaient les propositions du « projet » de Nicolas Sarkozy. Un soutien républicain plombé par le CSA (organisation d’ultra gauche alors présidée par l’ex Maire crypto-RPR de Toulouse) qui réfléchit alors à comptabiliser chaque diffusion de « Allons danser » sur le temps de parole du candidat de centre droit.
Et là, je m’insurge.
Si «Parlons aussi fraternité/D’où que tu viennes, bienvenue chez moi./En sachant qu’il faut respecter/Ceux qui sont venus longtemps avant toi.» rend hommage au « La France tu l’aimes, ou tu la quittes » du candidat Sarkozy, Cali braillant « Elle m’a dit/Gnagnagna…/Gnagnagna, gnagnagna… » ne fait-il pas l’apologie de la candidate socialo-communiste Ségolène Royal?
Dieu me tripote, je m’égare.
Si Michel Sardou avait donc jusqu’ici fait une carrière exemplaire, aujourd’hui, la France a peur. Le Parisien nous fait en effet perdre nos derniers repaires en révélant ce matin que le chanteur de variété engagée se serait converti au marxisme crypto-guevariste radical anti-sarkozyste primaire.
Dernière évidence que Michel n’a plus tout à fait les fils qui se touchent: le remix de son tube « Être une femme » version 2010 techno 1996 post-Super Mario, ECOUTEZ.
Je crois que le pauvre Michel est dans l’incertitude comme beaucoup de gens… Mais, c’est pas grave, allons danser et ça ira ! Jusqu’un jour où l’on fera peut-être un remix de ah ça ira, les porles restent à écrire !