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    L’autre affaire Woerth

    511897_sans-titreAh, que les journalistes sont manichéens…

    En affirmant au sujet de l’affaire Woerth-Bettencourt dans laquelle l’épouse du ministre est accusée par lémédias de complicité d’évasion fiscale de la première fortune de France que soit « Madame Woerth n’ignore rien des pratiques de l’équipe dont elle fait partie et même les a favorisées, [soit] elle n’est absolument pas au courant, ni de près ni de loin, et alors elle exerce un emploi fictif, c’est-à-dire que le staff de Patrice de Maistre ne la paye que pour obtenir les grâces de son mari ministre du Budget », Jean-François Kahn n’honore pas sa profession.

    Eric Woerth, un homme si intègre… il a même été directeur financier de la campagne de Jacques Chirac en 2002, c’est pour vous dire.

    Participer au choeur médiatique de déstabilisation d’un ministre du Travail si impliqué qu’il oeuvre pour le plein emploi jusque dans sa vie privée… ce n’est pas joli joli, Mr Kahn.

    Voulez-vous danser, grand-mère? D’autant que ce couple a toujours été en phase.
    Jeune loup, Eric a fait HEC, Florence aussi.
    En 2007, Eric est président de l’Association de financement pour la campagne de Nicolas Sarkozy, trésorier de l’UMP et délégué général de l’association chargée de récolter des fonds (notamment de la généreuse première fortune de France Liliane Bettencourt) puis devient ministre du Budget… Hop! Florence trouve un petit boulot chez Clymène, la société qui gère le budget (justement) de Liliane Bettencourt (ah, tiens, re-justement, dis-donc!). On ne sait toujours pas exactement ce qu’elle y fit mais en tout cas elle n’était bien entendu pas du tout au courant des milliards en Suisse et autre île aux Seychelles. Tellement pas au courant que son ministre du budget de mari non plus. Même dans ce qu’ils ne savent pas, ils sont synchro, les époux Woerth.

    parenthese-radioAh oui, vraiment, le couple est sur la même longueur d’ondes.

    Tiens, « longueur d’ondes », c’est une transition bien habile pour vous entretenir de la nouvelle affaire des époux Woerth (appelons-les Eric et Flo, ou Clyde et Bonnie ou Isabelle et Patrick, c’est comme vous voulez). Vous ne la connaissez pas? Sans déconner… Et « Parenthèse Radio », vous ne connaissez pas non plus? Non?

    D’un sens, ça se tient, tellement personne n’écoutait cette « radio des familles », la société Sofisa qui l’éditait s’est retrouvée en liquidation judiciaire le 9 juillet 2009.

    Pourtant, ça avait l’air bien tous ces programmes originaux, et puis attention, que des stars, hein! Laurence Peraud (qui a fait des piges à M6 Boutique), Christian Splitz (qui présentait Lovin’ Fun avec Difool en 1994) et même Kenza du Loft 1.

    La radio des parents a même très facilement pu obtenir du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) des fréquences dans les principales villes de France, en Île-de-France à Meaux, Melun, Clermont-Ferrant, Limoges, Dijon, Marseille, Toulouse, Tours, Amiens, Caen, Le Mans… Un prodige dans un paysage pourtant surchargé. Une ascension sans précédent même. Une somme assez considérable pour qu’Arthur ait basé sa stratégie de rachat de la station Ouï FM combinée avec Parenthèse Radio afin de jouir des fréquences de la seconde pour développer la première.

    Et comment une radio confidentielle arrive-t-elle a obtenir aussi vite plus de fréquences que n’en rêveraient aujourd’hui Ouï FM, Fun ou Skyrock? vous entends-je demander, impatient d’avoir un truc à vous mettre sous la dent pour crâner au bureau lundi?

    Eh bien voilà: cette radio dont on arrivait pourtant parfaitement à se foutre jusque-là devrait faire parler d’elle en posthume, les largesses du CSA pouvant s’expliquer par un rapport de force plus solide que l’organigramme que nous avons vu plus haut. La radio créée par Isabelle Attali-Schmid en 2007 (tiens?) engageait… Florence Woerth (re-tiens?) qui devait y exercer une activité aussi précisément définie qu’au sein de Clymène.

    Nicolas Sarkozy l’a dit: Eric Woerth est un excellent ministre.

    En même temps, on a un ministre de l’intérieur condamné en première instance pour avoir tenu des propos racistes et on s’en fout, alors les fréquences d’une radio que personne n’écoutait…

    PS: Aujourd’hui, Florence Woerth coule des jours heureux dans le conseil de surveillance d’Hermès. Elle semble avoir efficacement anticipé sa démission de Clymène. Elle va bien, merci.

    2 Responses to “L’autre affaire Woerth”

    1. Jules dit :

      « Parenthèse radio », lancée en 2007, par Sophie Attali-Ansel, ex-directrice du mensuel… « Equus – Les Chevaux » !

      http://www.radioactu.com/actualites-radio/79340/parenthese-radio-debut-des-emissions-le-1er-octobre/

    2. RichardTrois dit :

      ‘tain t’es dur avec Florence W., les jetons de présence d’Hermes, ça rapporte même pas de quoi se payer une île…

      De toute façon avec un mari maire d’une ville où les chevaux sont mieux traités que les habitants de la Courneuve, il y a de quoi perdre le sens des réalités, non ?

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